« Ne dites pas à ma mère que je suis dans le BigData »

Un article de Robert Bentz / Consultant chez FWA

Après que ses tribunes soient publiées dans Les Echos et le Journal du Net, Robert Bentz, consultant chez FWA, partage de nouveau les connaissances acquises pendant sa belle carrière. Dans une comparaison inédite, cet article explique d’une manière humoristique, le lien entre un chef de projet et un chef indien.  

« Une nouvelle « révolution », inventée par les informaticiens, est de constater qu’à force d’entasser des informations, sans en jeter, alors nous en avons des montagnes de plus en plus hautes… Méga, Téra, Péta… sont des unités courantes pour démontrer la taille de ces amas…


Alors les technophiles inventent des engins (logiciels, plateformes) qui permettent d’adresser toutes ces données et de les tripoter, torturer, pour les faire parler. L’on ne sait pas ce que l’on cherche, mais l’on se dit qu’il doit bien y avoir des liens, des corrélations dans des sous ensemble de ces données. Mais que va-t-on découvrir ?? Là est le mystère du BigData vu par les technophiles. 

Des entreprises se lancent parce qu’elles en ont les moyens, parce que c’est bien de se lancer dans le BigData, en fouillant les données sans savoir si l’on y trouvera quelque chose. Les chercheurs d’or faisaient la même chose avec l’espoir insensé de la richesse rapide.

Parfois la pépite est sans valeur. Pour exemple la corrélation statistique qui existe au moment des élections présidentielles en France entre le résultat du deuxième tour et le pourcentage des Français qui trempent leur tartine le matin dans leur café au lait. La corrélation statistique est là, mais il n’existe aucun lien entre le fait de tremper et la couleur politique. Je déteste « tremper » et les personnes qui trempent.

Une autre voie est de définir ce que l’on cherche, en définissant ce que l’on aimerait savoir. Si le BigData concerne l’entreprise ou l’organisation, les plus anciens connaissent, ou ont le sens de l’information, des prémisses, des corrélations…

A mon sens c’est là une bonne application des BigData. La démarche est alors de définir ce que l’on veut faire, et ensuite de choisir la plateforme adaptée qui répondra le mieux à mes attentes. Mais bien sûr cela est en opposition à la démarche d’éditeurs de solutions BigData « Universelles ».

Pour exemple, le service contentieux d’une grande entreprise de projets ferroviaires a souhaité étudier la possibilité d’analyse des échanges écrits sur les projets pour détecter les signes avant-coureurs de contentieux. Le ton, la sémantique, le vocabulaire changent. Un outil d’analyse en dynamique doit permettre de détecter la situation de pré contentieux et ainsi d’intervenir pour si possible rétablir une situation nominale de projet.

La communication sur le BigData est à mon sens trop technophile, et pour cette raison compromet les chances de réussite de cette démarche. Il est urgent que les demandeurs (clients) pensent et imposent le point de vue de l’usage.  »

Alors je pourrai expliquer à Maman que je travaille pour des entreprises qui ont des besoins et que je suis capable grâce au BigData de répondre à leurs attentes. »


Nos clients témoignent...


J’ai apprécié la capacité des équipes de FWA à proposer et à apporter des solutions tout au long du projet. L’équipe a toujours été très réactive. Ils ont été très présents, on a toujours eu des réponses rapidement, surtout lors de la mise en production et des premières utilisations. 

Alexis Valtat, Epicentre

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