Interview de Ludovic GAUTHIER, Chryso

CHRYSO, activité de Materis, conçoit et fabrique des adjuvants et additifs pour matériaux de construction (béton, ciment, plâtre). Chryso met ses solutions innovantes, son expertise et son savoir-faire au service des professionnels de la construction et du génie civil.

Quel est votre rôle au sein de Chryso ?

Je suis chef de projets.

Je suis un certain nombre de problématiques techniques et fonctionnelles pour Chryso et pour d’autres activités de Materis.

Dans quel contexte avez-vous été amenée à travailler avec FWA ? Quels étaient vos besoins ?

A mon arrivée, la filiation FWA/Chryso était déjà créée à travers le projet RAVI (Reporting Automated Sales Internationals) qui a d’ailleurs été un projet porteur.

Ce projet a débuté il y a plusieurs années à travers un besoin fonctionnel de la holding de Chryso pour suivre de manière consolidée ses marges et son résultat industriel. En effet, chaque filiale avait son propre suivi analytique des ventes et des achats et il n’y avait pas d’interaction inter filiales ni de vision groupe.

L’enjeu était de réussir à faire une application unique pour chaque filiale avec des systèmes locaux disparates. C’est-à-dire, la consolidation des ventes avec les coûts de production et de logistique pour ressortir la marge réelle de chaque produit pour chaque filiale de l’entité Chryso. Nous avons donc pensé à un portail intranet afin de fédérer toutes les données dans un même endroit, une même application. C’est ainsi que RAVI, développée par FWA, a vu le jour.

Que fait l’application que vous avez implémentée ?

RAVI est une application permettant aux contrôleurs de gestion de chaque filiale d’intégrer les données de leur ERP local.

La première étape consiste à importer les données dans RAVI à travers un système d’interfaces personnalisées : clients (livrés et facturés), produits (commerciaux (locaux) et industriels), coûts de production (matières premières, logistique, transport) et hiérarchies (commerciaux, zone géographique et ventes).

La deuxième étape consiste à assimiler ces données par des processus d’intégrités et de qualités : les données locales deviennent des données RAVI.

La troisième étape est une clôture mensuelle qui permet de calculer les marges locales et consolidées et faire ressortir le résultat industriel par filiale avec une vision groupe qui intègre et distingue les flux inter filiales.

La quatrième étape est la restitution des informations à travers Business Object (BO).

Pour la partie prévision des ventes, nous nous appuyons sur D2 qui est complètement intégré à RAVI, ce qui permet de faire des analyses comparatives réalisé vs budgété dans BO.

Qui sont les utilisateurs de l’application ? Quels sont les retours que vous en avez ?

Les utilisateurs sont les contrôleurs de gestion et les commerciaux des filiales.

Au niveau de la holding, RAVI est utilisé par le service marketing et les chefs de marché.

Cela représente environ 150 utilisateurs.

Avec le temps et l’évolution des marchés, RAVI est devenu un outil stratégique pour Chryso.

La notion d’import des données scinde la population en deux : pour certaines filiales, les ERP sont connectés directement à RAVI donc la procédure est simple alors que d’autres filiales doivent passer par une phase intermédiaire à travers un export Excel

Le fait que D2 soit complètement intégré à RAVI ne nous permet pas de bénéficier des dernières fonctionnalités en temps réel. Notre version de D2 nous limite au niveau de la gestion des vues notamment et nous prévoyons d’en changer cette année pour plus de confort d’utilisation.

Quelle est la valeur ajoutée de l’application ?

La valeur ajoutée est un énorme gain en termes de stratégies commerciales pour Chryso Corporate qui trouve facilement des leviers pour améliorer sa rentabilité.

Comment ce projet a-t-il et va-t-il évolué ?

L’application a beaucoup évolué depuis sa création.

Nous nous sommes dans un premier temps concentré sur l’amélioration de la finesse des données. Un module a rapidement été créé pour permettre aux filiales de remonter les primes de fin d’année clients dans l’application et de les reporter sur les ventes en fonction des quantités. Les marges sont réajustées ligne par ligne.

Il y deux ans, un important turnover des contrôleurs de gestion a mis en évidence l’importance du confort utilisateur dans la bonne prise en main de RAVI. Depuis, les évolutions portent sur l’ergonomie avec la mise en place d’étapes dans le processus de clôture et l’amélioration de la navigation à l’aide de menus simplifiés.

Plus techniquement, la migration sur le Framework 4 est prévue ainsi que la réécriture des modules d’import/export Excel.

Avec le recul, que diriez-vous de RAVI ?

Nous réalisons qu’il est extrêmement compliqué de consolider l’ensemble des données d’une entreprise internationale telle que Chryso. Il y a énormément de problèmes de qualité en amont dans les systèmes locaux, tout particulièrement dans les petites filiales. Tenter d’obtenir une donnée juste à 100% peut demander un temps contractuel aberrant, d’où l’idée de ressortir de RAVI non pas un prix juste mais une tendance que l’on affinera dans le temps. Pour se faire, durant la phase d’assimilation en masse des données locales en données RAVI, un premier filtre qualitatif alerte les contrôleurs de gestion en cas de saisies incorrectes.

Nous avons également mis en place des vérifications d’incohérences selon des règles précises afin d’assister les contrôleurs dans la recherche des erreurs.

Enfin, l’outil de reporting, disponible aussi en local, permet aux utilisateurs de valider leurs données indépendamment de celles des autres.

RAVI a toujours bien fonctionné. Quand l’application n’est pas stable, c’est la donnée qui n’est pas bonne. Rares sont les cas où l’application est en faute.

Que diriez-vous du déroulement du projet et de votre collaboration avec FWA ?

Nous sommes globalement satisfaits du déroulement du projet, nous ne serions pas là pour en parler dans le cas contraire !

FWA a toujours su se rendre disponible pour RAVI qui est un projet historique dans notre collaboration. Nous notons également la qualité fonctionnelle des interlocuteurs : nous parlons le même langage. C’est un gain de temps précieux.

Le mot de la fin ?

Nous sommes très contents de la collaboration avec FWA qui va d’ailleurs se poursuivre.

D’abord, le projet n’est pas fini : il reste quelques filiales à installer. Ensuite, la complexité des marchés mondiaux va faire naître de nouveaux besoins qui nécessiteront de nouvelles évolutions. Nous allons prochainement passer à un contrôle mensuel prenant en compte les taux de change, les parités, etc. alors qu’actuellement nous sommes en ventes cumulées lissées sur l’année.

Même aujourd’hui, huit ans après, avec toutes les nouveautés et évolutions informatiques, je ne suis pas sûr que l’on puisse trouver une application qui fasse ce que fait RAVI actuellement.

RAVI est vital pour Chryso. Sans RAVI, Chryso est aveugle donc longue vie et longue vue à cette fructueuse collaboration !

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